Les amis, l’achèvement de notre enregistrement du « Cant’in Celli » a pris un peu de retard. Pour un certain nombre de raisons, il nous reste un titre à saisir, celui de notre ami précieux Jean Claude ACQUAVIVA.

Nous prévoyons du fait des complexités logistiques, que la captation s’achèvera sur Marseille en Février 2018, dans une acoustique proche de celle de l’église de Campi.

 

A ce sujet, l’aventure est jusque - là magnifique : l’élan exceptionnel que nous avons connu cet été avec l’adhésion immédiate de chacun des participants, a apporté un supplément d’âme à notre témoignage. Etait-il nécessaire ? Etait - il surprenant ? Sans doute que non, c’est le coeur de nos Rencontres…

 

            Cet enregistrement aura été néanmoins étonnant sur un plan : l’extrême technicité de chacun des différents intervenants aura cédé la place au grand Art.

A la genèse du projet, nous voulions que la saisie phonographique se déroule dans des conditions optimums de réalité, raison pour laquelle la technique du « rere» (captation voix par voix) était absolument inenvisagée. Nous voulions « tout » au même moment: la qualité (la magie de l’instant) et la condition (la perfection technique)!

 

            En nous faisant l’honneur d’accepter le challenge, Lyrinx a mis son expérience unique au service de la cause, à un point que pour le coup nous n’imaginions pas :

le choix exceptionnel de micros exceptionnels, la précision de l’électronique et des dosages Lyrinx, la fabuleuse alchimie de l’association Florence GAMBINI (oreille Lyrinx) avec Jean Michel GIANNELLI (arrangeur), ont permis de façonner en profondeur chaque instant.

 

En effet, les voix, les textes, les esthétiques très différentes de nos compères chanteurs nous ont amené à effectuer des réglages uniques sur chacun des titres de l’album. Des réglages de positionnement des différents micros évidemment, mais aussi un équilibrage de l’ensemble des violoncelles sur le moment.

Ainsi, la balance des graves et des aigüs s’est - elle faite sur l’équilibrage de l’effectif des violoncelles (on a sur chaque chant mis plus ou moins d’instruments sur telle ou telle partie). La balance des niveaux sonores a été confiée également non pas « à l’électronique» mais « à l’archet ».

Evidemment jusque là,  rien de bien nouveau sur un bel enregistrement d’instrumentistes « classiques », mais, c’est également la magie de cet ensemble de violoncelles d’un niveau exceptionnel, qui aura sans doute permis cette démarche élevée : le don de chacun de ces grands professionnels, leur disponibilité complète, leur engagement total pour la cause.

Les meilleures prises se trouvent quasiment à chaque fois en fin de séances, au moment où la trotteuse commence à mettre la pression, au moment où tout le monde est fatigué, au moment où il est déraisonnable d’en faire « encore une » alors que « la dernière » était bien !

           

            Les amis, vous excuserez donc ce retard car il trouve son sens dans la sincérité de notre démarche. Ce disque est à l’image de nos rencontres, improbable.

Il participera à fixer dans nos cœurs ce que notre « bon dernier compère » dit souvent : « c’est dans l’éphémère partagé que se trouvent les étendues éternellement heureuses».

 

            La musique, notre Corse, l’amitié sont au rendez vous. A très vite… 

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